Ragondin au Luxembourg : un rongeur invasif à ne pas négliger
Galeries dans les berges, digues fragilisées, espèce inscrite sur la liste européenne : le ragondin n’est pas un rongeur comme les autres. Risques, obligations et traitement homologué.
Le ragondin (Myocastor coypus) est un gros rongeur semi-aquatique installé le long de nombreux cours d’eau luxembourgeois, en particulier dans la région de Diekirch et le long de la Sûre. Sa présence pose des problèmes bien plus sérieux qu’une simple nuisance.
Pourquoi le ragondin est un problème
- Il creuse des galeries dans les berges et les digues, fragilisant leur structure — un risque d’effondrement et d’inondation.
- Il dégrade la végétation aquatique et les cultures riveraines.
- Il peut être porteur de maladies transmissibles (leptospirose notamment).
- Sa population croît vite : sans régulation, une colonie s’installe durablement.
Une obligation légale, pas un choix
Le ragondin figure depuis 2016 sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union européenne (règlement UE n°1143/2014). Au Luxembourg, son élimination est non seulement permise mais attendue dès qu’une présence est constatée — sur propriété privée comme publique. L’Administration de la Nature et des Forêts doit être informée.
La méthode de traitement homologuée
Le traitement repose sur un appâtage avec des rodenticides homologués pour les espèces semi-aquatiques, présentés en sachets hydrofuges scellés dans des boîtiers flottants ancrés sur pieux, disposés à un mètre de la rive. Le piégeage vivant n’est pas recommandé : il expose le technicien et impose une mise à mort ultérieure.
Nos techniciens sont habilités ANF pour cette intervention. Après le traitement — généralement trois passages sur cinq semaines — nous transmettons le rapport d’élimination à l’Administration de la Nature et des Forêts dans les cinq jours. Si vous constatez des ragondins près de chez vous, ne tardez pas : une berge fragilisée se répare difficilement.
Prestation associée
Traitement curatif